z88 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE
♦ Pi. 28. fig. crochets * écailleux, bruns, tournés l'un vers 1 autre, qui7 - c > c > font ensemble une forte pince, & bien propre à saisir le
derrière de la fémelle. Si on presse le derrière de cette der-nière mouche, on l’oblige d’allonger une partie char-
* Pi. 27. fig. n ue * aú bout de laquelle est une ouverture destinée à
6 ‘ f s' recevoir la partie qui caractérise le mâle.
Nous venons déja de faire entendre que faccouple-ment de toutes les mouches à deux ailes, ne s’accomplit
pas de la même manière, je veux dire qu’on ne doit pascroire que toutes les fémelles jouent dans cette opérationun rôle aussi différent de celui des fémelles des autresanimaux, que lest celui des mouches fémelles commu-nes dans nos maisons. Si on observe à la loupe la partiepostérieure d’un mâle dune grosse mouche bleue, donton aura pressé le ventre, on jugera que tout se doit passerdans son accouplement, plus conformément aux accouplé-mens des autres animaux. Après avoir vû que son anusest logé, comme celui de la petite mouche des apparte-mens, dans séchancrure du dernier anneau, & de même re-couvert de deux especes de coquilles,on pourra remarquer*PI. 28. fig. quatre corps longuets *, comme quatre petites baguettes9 & 10 . c. noires, chargées de quelques poils, & rassemblées en unpaquet, qui tirent leur origine d’au-dessus de l’anus, &se couchent contre le ventre; plus on presse le ventre, &plus 011 oblige ces petites baguettes à s’élever & à /écar-ter les unes des autres. Leur usage paroît être analogue àcelui des crochets qui sont au derrière de diverses autresmouches mâles. Si on porte la pression au point néces-* Fig. 11 • faire pour obliger les crochets * à s’qlever suffisamment,o c. on fera paraître Sc redresser une petite partie *, qui par íà
nu consistance & sa figure, ressemble beaucoup à celle quicaractérise le mâle des papillons, Sc qui doit être la par-tie de la mouche mâle propre à féconder les œufs de ía