404 MEMOIRES POUR LHlSTOlRERedi, que toutes les mouches étoient vivipares. Le mêmeRedi a remarqué ensuite que le P. Fabri isavoit pas eumoins de tort de íoûtenir que toutes les mouches étoientovipares,fur ce qifii avoir vûles œufs de quelques-unes.Redi, après avoir blâmé l’un & f autre de ces Auteurs,d’avoir tiré des conséquences générales de faits particu-liers , propose une question qu’ii n’ofe décider. 11 deman-de si quelques-unes des efpeces de mouches qui pondentdes œufs, ne peuvent pas, en certaines circonstances,mettre au jour des petits vivans ; si une augmentation dela chaleur de l’air ne peut pas faire éclorre les vers dansle corps de leur mere. Cette question semble être lamême que de demander si les poulets peuvent éclorredans le corps de la poule, & en général, si des oiseauxquelconques peuvent sortir des œufs encore renfermésclans le corps de la mere. Si quelqu’accident, fans êtrefuneste à la poule, pouvoit retenir pendant une vingtainede jours, un de fes œufs fécondé dans ï oviductus, l’œufy feroit couvé par un degré de chaleur plus que suffi-sant pour faire développer & croître les parties du pou-let, par un degré de chaleur plus considérable que celuique prennent les œufs fur lesquels une poule reste ac-croupie avec tant de constance. Ce surplus de chaleuravanceroit peut-être d’autant & de plus la transpirationqui doit fe faire dans cet œuf, qu’elle feroit retardée parfhumidité dont l’œuf fe trouveroit alors environné. II neparoît donc point d’impoffibilité absolue àcequ’un pou-let éclose dans le corps de fa mere ; mais, pour que celaarrivât, il faudroit que bien des circonstances, chacunetrès-singulière, fe trouvassent réunies. Les œufs d’unemouche n’auroient pas besoin d’être retenus aussi long-temps dans son corps pour y être couvés, que les œufsd une poule auroient besoin de rester dans le corps de la
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