Band 
Tome quatrième.
Seite
430
JPEG-Download
 

430 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRËne différoient en rien des nymphes de cent efpeces demouches deia même classe. Ayant pressé le corps dune deces mouches entre mes doigts, je fis sortir par í'on derrière* pi. 29. fig. un petit corps * que je soupçonnai être un ver dont je l’a-l2 ’ vois fait accoucher: je n’eus plus lieu d’en douter, lors-qu’ayant pressé successivement plusieurs mouches de cetteespece, je sis sortir de leur derrière souvent quatre à cinq

* F%. 13. de ces petits corps* à la fois; & sur-tout lorsque j’en ob-

servai qui, pendant qu’ils sortoient, se donnoient descontorsions ; & q u'en si n je vis ramper fur mes doigtsquelques-uns de ceux que j’y avois fait passer. Lorsqu’on13e ménage pas assés la pression, les côtes de la mouchese crèvent, & c’est par la fente qui s’y est faite que sortentles vers qui auroient dû sortir par le derrière. Ces version t de ceux que j’ai nommés en serpentaux. Une por-

* Fig. 12. tion de leur partie antérieure * est un peu jaunâtre, & le

a h ' reste est très-blanc. On ne doit pas s’attendre que nous

donnions les caractères spécifiques de ces vers si petitsque le microscope peut à peine faire discerner leur têtede leur queue.

Les plus petites des mouches que nous voyons, nefont pas apparemment les plus petites de celles qui exi-stent; il est même probable qu’il y en a des efpeces parrapport auxquelles la dernière mouche vivipare que nousvenons d'examiner, est d'tme grandeur énorme. Le mi-croscope nous a découvert des milliers d’especes de versdans les liqueurs,que nous ne nous fussions jamais avisésd’y soupçonner. Pourquoi n y auroit-il pas beaucoup d’es-peces de ces atomes organisés qui, après avoir pris leuraccroissement dans seau, se transformeroient en mouchescomme s’y transforment tant d’especes d’inscctes aquati-ques , que leur grandeur met à la portée de nos yeux 5L’analogie yeut que nous croyons qu’il y en a, & d’autres