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Tome quatrième.
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439
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des Insectes. XI. Mem. 439

ONZIE'ME MEMOIRE.

DES MOUCHES A DEUX AISEES

QUI ONT L’AIR D’ABEILLES;

ET DE CELLES

QUI ONT L’AIR DE GUESPESET DE FRESLONS.

O uoiQUE nous n’ayons pas encore donné l’histoiredes abeilles, nous pouvons supposer qu’on connoîtleur figure; nous croyons même pouvoir supposer qu’onconnoît les bourdons, qui, comme les abeilles, ont unaiguillon & quatre ailes, mais qui ont le corps plus rac-courci, & ordinairement plus velu;leurs ailes agitées, quiles íoûtiennent & portent en l’air, font un bourdonnementauquel ils doivent apparemment leur nom. Ces bourdonsíont très-communs dans la campagne. Les guêpes íontaussi connues que les abeilles, & nous ferions connoîtreles frelons à ceux qui ignorent quelles font les mouchesqui portent ce nom, en leur disant que les plus grossesde toutes les guêpes qu’ils ay en t vues, font des frêlons.Toutes les mouches que nous venons de supposer con-nues, ont quatre aîles; mais il y a des efpeces de mou-ches à deux aîles, qui,au premier coup d’œil, ont beau-coup de ressemblance avec les abeilles, d’autres qui enont avec les bourdons, & d’autres qui en ont soit avecles guêpes, soit avec les frêlons. Ce font même ces res-semblances qui en ont impose dans des temps où on n’yregardoit pas d’assés près; ce font ces ressemblances quiont fait croire que les abeilles, que les bourdons, que lesfrêlons & les guêpes venoient de certaines matières pourries

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