442 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRËeípeces diffèrent auífi entr’elles par des nuances de coU-
* pi. 31. f,g. leur brune, & quelques autres eípeces * du même genre9 loôí 11 - ont des taches très-noires, & d’autres très-jaunes qui les
éloignent fort de la couleur des abeilles.
Les temps les plus singuliers de la vie de ces mouches,font ceux qu'elles ont passé fans avoir encore des ailes,ceux où elles étoient des nymphes, ou des vers, fous laforme defquels elles ont pris leur accroissement. Ces versn’ont pas été inconnus à plusieurs naturalistes : Goedaert,M. e Merian, Albinus, Sc c. ont vû du moins le gros deleur forme extérieure; mais ils n’ont cherché à en voirque le gros, & ils ont négligé, ou n'ont pas eu occasioncl’obferver ce que ces vers peuvent nous montrer de plusremarquable. Le vrai est qu'ils ne semblent offrir à l’ob-fervateur, que du dégoût Sc de l'éloignement pour eux.Goedaert les a nommés des vers pourceaux : les en-droits où il les a trouvés, Sc où on les trouve quelque-fois , i’ont déterminé à leur donner ce nom. II a cruque les matières avec lesquelles les pourceaux fe ragoû-tent, étoient celles dont ces vers fe nourriífoient, par-ce qu’on en rencontre, fur-tout à la campagne, dans leslieux où l’on satisfait au plus vilain de nos besoins : on m’ena apporté plusieurs fois qu’on avoit pris dans ces fortesd’endroits. Ils font de la seconde classe des vers qui don-nent des mouches à deux ailes. Leur tête est grosse, pure-ment charnue, Sc de figure variable. Mais ce qui les faitaisément distinguer de tant d’autres vers, qui comme euxont des têtes qui changent souvent de figure, c’est qu’iís
* pi. 30. fíg. ont une queue toujours très-íongue *, Sc quelquefois d’unea & 3 -î/ r - longueur démesurée par rapport à celle du corps; elle est
d’ailleurs singulière par des usages que nous exphq iie “rons bientôt. Le même ver observé en dissërens temps,fait voir la sienne de longueur fort différente, mais elle
n’est