des Insectes. XI . Mem . 449
en pointe, qui, comme cinq petits pinceaux de poils,partent de son origine, sont étendus & flottent fur seau.
Ces petits pinceaux font disposés autour du bout de laqueue à la maniéré des rayons des étoiles.
La méchanique qui est employée pour faire sortir letuyau de la respiration de dedans !autre, & pour fy fairerentrer, est extrêmement simple; on a le plaisir de bienvoir les instrumens d'où elle dépend, Sc de les pouvoir sui-vre à fœil pendant leur jeu. Pour faire connoître ces in-strumens, nous n'avons qu a faire connoître deux gran- *pi. 30. %.des trachées * qui occupent une place considérable dans jb & ^ > 2mi’intérieur du ver; elles font parallèles f une à f autre, & °dirigées de la tête vers la queue, comme le seroit un ca-nal des alimens qui n’auroit point de sinuosités. Elles ontlune Sc l’autre leur origine * assés près de la tête, lune * pi.30. %.l'a à droite , & 1 autre à gauche. Là leur diamètre est 8 - tfpetit, insensiblement elles en prennent un plus grand, ócelles n’ont pas fait beaucoup de chemin, que leur vo-lume est devenu considérable. Elles conservent le mêmevolume dans le reste de leur longueur jufquastes près de1 origine de la queue; elles font deux très-gros vaisseaux,dont la blancheur & le lustre imitent celui d’un satin.
Près de la queue ces trachées se rétrécissent subitementdans le reste de leur étendue, chacune d’elles n'est plusqu’un tuyau délié, mais si long qu'il ne trouve à se pla-cer qu’en faisant plusieurs plis & replis * dans unassés *PI. 32.%.petit espace ; elles font pourtant tantôt plus 6c tantôt 8 - 0 ï*moins de ces plis ou ziczacs, Sc cela, selon que cettepartie de la queue que nous avons nommée le tuyau deìa respiration , est plus rentrée dans la partie de la queuequi lui sert d’étui, ou en est plus sortie. Les portions lon-gues 6 c déliées de nos deux grands réservoirs d’air, fontdeux eípeces de cordes, mais creuses, dont les bouts font