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Tome quatrième.
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* PI. 3 i.

5 & 7.

460 MEMOIRES POUR l’HISTOIRËsa partie antérieure! Ne servissent-ils pas au ver, ne dus-sent-ils servir qu’à la nymphe, ou même à la mouche, lanature auroit pûles placer là; mais le ver même en peutfaire usage. Peut-être que l’air qu’il a reípiré par fa queue,& qu’il a fait entrer dans ses trachées, qu’il l’expire,qu’il lefait sortir au moins quelquefois par les stigmates anté-rieurs. Je ne dis que quelquefois, parce que je ne íçau-rois douter que la queue ne puisse inspirer & expirer l’air.Au bout de la queue d’un ver qui étoit fous seau, j’aivu souvent paroître une bulle d’air qui d’abord n étoit pasplus grosse que la tête d’une épingle, Sc qui augmentantde volume peu à peu devenoit une perle. Cette perle di-minuoit ensuite de volume peu à peu jusqu a dilparoîtretotalement, Sc elle commençoit ensuite à renaître, pourainsi dire. L’air poussé peu à peu hors de la queue, ôcobligé ensuite d’y rentrer, étoit la cause de tout ce jeu.

Quoi qu’il en soit de l’usage que le ver fait de sesdeux petites cornes, il me paroissoit très-probable que lesquatre dont la coque de la nymphe étoit pourvue, étoientles organes de la respiration de cette nymphe. Pour enavoir des preuves plus décisives, pour connoître la partiede chaque corne qui étoit cachée par la coque, Sc pourvoir où chaque corne alloit se terminer, je pris tous lesfoins possibles pour mettre à découvert la partie anté-rieure Ôc supérieure d’une nymphe íans la blesser, & fansdéranger aucune de ses parties; je trouvai plus de facilité àréussir que je ne l’eusse esperé. Avec une pointe fine je dé-fig. tachai peu à peu de la coque, une grande piece * quico u V roi t la partie qui est en plan incliné, 6c les environs;je soulevai ensuite cette piece au travers de laquelle pas-soient les deux grandes cornes, ôc je lelevai jusqu a ceque ce s deux cornes en sustent dehors. Alors le dessusde la partie antérieure de la nymphe fut à découvert, &