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4.62 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREdoit rester nymphe.Ce font des parties que la nature forme,ou, pour parler plus exactement, qu’elle développe pourfaire vivre la nymphe. Enfin si l’on ouvre les vessies, on lestrouve vuidcs , on ne trouve dans leur intérieur ni par-ties solides, ni même aucun liquide; ce font donc desvessies pleines d’air, & dès lors, pour quoi peut-on pren-dre la corne qui aboutit à chaque vessie, à chaque grandréservoir d’air, que pour un stigmate, que pour un or-gane de la respiration, que pour un tuyau destiné à por-ter l’air dans le corps de l’insecteî A quelle autre chosepeuvent servir des tuyaux solides & creux qui aboutissentà des vessies qui étant vuidcs de toute autre matière,ne peuvent être remplies que d’air! Les attaches mêmesde ces vessies rendent la preuve encore plus complette.Nous avons dit qu’ellessont unies au corcelet, or ce quenous avons vu ailleurs de la respiration des mouches, aappris que c’est à leur corcelet que font leurs quatre prin-cipaux stigmates, leurs quatre principales bouches de larespiration. Les deux grandes cornes portent l’air auxdeux stigmates antérieurs du corcelet ; & on s’asture aisé-ment que l’air est fourni aux deux stigmates postérieursde ce même corcelet, par les deux petites cornes ou lesantérieures. Si on examine la base de chacune de ces2.fig. deux dernières cornes, on verra qu’il en fort un vaisseau *,que ce vaisseau est une trachée, & que cette trachée des-cend, & prend le chemin qu’il faut pour se rendre à uiîdes derniers stigmates du corcelet.
Nous avons prouvé en bien d’autres endroits que lesinsectes ont besoin de respirer lorsqu’ils font dans i’estatde nymphe ou de crifalide ; la grande queue au moyende laquelle notre ver recevoit l’air, lorsqu’il étoit habitantde seau, n’est pas une des parties qui lui doive rester lors-qu’il sera mouche; ii aura alors pour recevoir l’air, des