4 So MEMOIRES POUR L’HlSTOIREclasse de ceux que nous avons examinés jusqu’ici, leur teteest écailleuse; ils appartiennent à la troisième classe desvers. La mare du Bois de Boulogne m’en a fait voir beau-coup de ceux dont je veux parler. Ils s y tenoient fur desfeuilles à moitié pourries, & ils y étoient roulés. Ils ont,comme les autres, une très-longue queue qu'ils accour-cissent & allongent à leur gré : Elle est, comme celle des
* pi. 3i.fig. premiers, composée de deux parties*, dont fune, cellei8 & 19. r s; q ue nous avons nommée le tuyau de la respiration, peut
entrer dans l’autre. Au bout de celle-ci il y a de cha-* et e , que côté un appendice * qui est un corps assés délié àía base, mais qui l’est bien plus à son extrémité; car ildiminue insensiblement de grosseur, jusqu a se termiperen pointe. Ces deux appendices font ensemble une eípecede fourche dans laquelle se trouve le tuyau de la relpira-tion. Je ne sçais quelles font les mouches dans lesquellesces vers se métamorphosent, ceux que j'ai portés chés moiont vécu dans seau pendant quinze jours à trois semaines,& ils y ont péri ensuite sans se transformer.
Mais cessons de parler des genres de vers qui donnentdes mouches, qui ont sair d’abeilies, & finissons ce Mé-moire par dire quelque chose des mouches à deux ailesqui ont une sorte de ressemblance soit avec des guêpes,soit avec des frelons. Ceux qui n’ont point cherché à serendre les caractères des insectes familiers, pourroient
* ïïg. 9,10 hésiter à prendre avec leurs doigts une mouche * d’une& If ’ des especes de celles de vers à queue de rat, quoiqu'elle
soit de toutes, celle qui ressemble le moins aux abeilles; ilspourroient craindre qu’elie ne fût une guêpe; un corps unpeu long, marqué de jaune & de noir, est ce qui frappele plus dans les guêpes, Sc on trouve tout cela à notremouche de ver à queue de rat. Plusieurs eípeces de mou-ches qui viennent des vers mangeurs de pucerons, ont