des Insectes. XII. Mem. 497
DOUZIEME MEMOIRE.DES MOUCHES A DEUX AISEESQUI ONT L’AIR DE BOURDONS;
ET DE LA MOUCHE
DU VER DU NEZ DES MOUTONS.ES bourdons, comme les abeilles, font armés d’aí-
Jí—iguillons; comme elles, ils vont faire des récoltés decire & de miel fur les fleurs ; mais ils différent des abeilles,en ce qu’ils ont le corps plus gros & plus court propor-tionnellement à leurs autres parties : leurs ailes moins lon-
gues que celles des abeilles, font obligées de s'agi ter avec
plus de vitesse, pour soutenir une masse plus lourde parelle-même. De la naît un bourdonnement, auquel, pom-me nous lavons déja dit, ces mouches doivent le nomqu elles portent. Ce qui frappe le plus dans la plupart deseípeces de bourdons, & ce qui augmente considérable-ment leur volume, c’eít qu’ils font extrêmement velus; leurcorcelet fur-tout lest ^beaucoup. II y a des bourdons quifont de très-grostès mouches, & il y en a qui font des mou-ches dune grosseur moyenne; enfin il y en a d’ausii petits,&>bien plus petits même que des abeilles. Si on s’en fioitaux premières apparences, on n’hésiteroit pas à prendrecertaines mouches à deux ailes pour des bourdons d unepetite efpece, & d’autres pour des bourdons de moyennegrandeur. Ce n’est qu’après avoir examiné ces mouchesavec quelqu’attention, qu’après avoir vû qu'elles n’ontpoint une trompe semblable à celle des bourdons, & qu'une