des Insectes. XII. Mem. 533
c’est ce que je n’ai jamais mieux vû que fur la nymphe dontil s’agit actuellement, d'entrepris de la mettre dans l’étatde mouche, c’est-à-dire, de la tirer de la membrane blanchequi recouvroit toutes fes parties, de les dégager peu àpeu de cette membrane. L/opération me parut bien faite ;je mis la mouche en pouvoir de marcher, & elle marchabien; peut-être pourtant qu’il m’arriva de trop tirailler lesailes, d’y causer quelque altération, car elles ne fe dépliè-rent qu’imparfaitement.
Mais au bout de peu de jours deux autres mouches *sortirent d’elles-mêmes de leurs coques, & elles fe trou-vèrent bien de n'avoir pas eu mon secours ; elles sortirenten très-bon état, & rien" ne manqua au développementde toutes leurs parties. Si on eût vû ces deux mouches,ou de pareilles, auprès d’un nid de bourdons, 011 n’eûtpas hésité à les prendre pour des bourdons d’une grandeurmédiocre. Un bourdon ne ressemble pas plus à un autrebourdon, que ces mouches y reífemblent, au moins lors-qu'on s'en rapporte aux premières apparences ; leur formeprise en gros est la même; elles ont, comme les bourdons,le corps court : auslì ai-je peine à concevoir comment M.Vallifnieri les a comparées à des guêpes, il faut que cellequi lui est née, soit sortie bien défigurée de fa coque. Ala vérité il prétend en avoir vû de vivantes fur des bêtesà cornes, mais fi celle qui étoit sortie informe de fa coque,lui avoit donné une fausse idée de la figure des mou-ches de cette eípece, il aura pû prendre pour des mouchesqui font naître des tumeurs fur le corps de ces animaux,d’autres mouches qui n’y contribuent en rien. Enfin lesvéritables mouches meres des vers de ces tumeurs fontauífi velues que les bourdons les plus velus, & font ren-dues telles par des poils distribués & colorés comme ceuxde certains bourdons.
*?!. 38. fig.7 & 8.
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