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Z. d.
584. MEMOIRES POUR L’HlSTOIREextrêmement fines, & que comme un seuJ aiguillon,I assemblage de plusieurs; ia pointe, dis-je, de i aiguillons’introduit dans ia peau, elle y pénétré, elle fort par le boutdu bouton qui termine 1 étui *. A quoi sert donc la fentequi est presque tout du long de cet étui î c est ce qui méritele plus d etre expliqué, ou plutôt d’étre vu ici ; c’est ce.que ia méchanique de ia trompe des cousins a de plusparticulier. L/aiguillon doit pénétrer dans la chair, à ianature ne sapas fait capable d'étre allongé, ou au moinsd etre allongé damant qu’il y doit pénétrer ; cependant ilne sçauroit s’introduire dans la chair couvert de son étui,car le diamètre de cet étui étant beaucoup plus grand quecelui de laiguillon, iouverture capable de laisser passerì étui, seroit beaucoup plus grande que celle que laiguillonpeut faire; le bout de i étui reste donc nécessairement furle bord de la piaye. Si cet étui n’étoit composé que d’unelèule membrane très-mince & très-fíexibíe, il pourroit seplisser pendant que laiguillon s’enfonce, & lorsque sai-guillon seroit sorti de la chair, le ressort de cette membranelui seroit reprendre sa première forme. Mais les pieces dé-liées qui composent laiguillon, demandoient un fourreauplus solide que ne seroit unè membrane si mince; & quel-que mince qu’elle eût été, il eût été difficile qu’elie se futplissée assés, qu’elle eût été réduite à assés peu de volume:car l’aiguillon doit pénétrer presque tout entier dans lachair, il s’y enfonce jusqssauprès de son origine; un aiguil-lon qui a environ une ligne de longueur, s enfonce dansla chair de plus de trois quarts de ligne.
La nature a donc eu besoin d employer ici une touteautre méchanique, pour que sétui auquel de la soliditéétoit nécessaire, pût être raccourci à mesure que la partiede 1 aiguillon qui est hors de la piaye, devient plus courte,Le moyen auquel elle a eu recours, est simple ; sétui ,