des Insectes. XIII. Mein. 621jambes, soûtenoit cette petite masse (Tarisss. De-là il estaisé (Timaginer que lorsque le cousin fait íòn premier œuf,les jambes font croisées très-près du derrière, & à portée desoutenir cet œuf; qu’elles soutiennent de même les œufsqui font successivement collés contre celui-ci; qu’à mesureque la masse d’œuss s allonge, Tendrait où les jambes secroisent, devient plus éloigné du derrière, & qu’enfin lesdeux jambes se posent parallèlement funé'à Tautre, quandle bateau est à moitié, ou plus da moitié fait; & qu’ainsidepuis que le premier œuf est pondu, jusqtsà ce qu’ils lesoient tous, ils font toujours soutenus. Ce n’est que quandla ponte est finie, que le cousin abandonne le petit bateau,qui est en état de voguer fans risque.
Si on met un de ces petits bateaux dans un verre pleind'eau, au bout de deux jours, tantôt plûtôt, tantôt plu-tard, on verra nager dans cette eau quantité de petitsinsectes, qui, examinés à la loupe, feront aisés à recon-noître pour des vers de cousins ; rien ne leur manquera, parrapport à la figure, c est par le bout inférieur de f oeuf quechaque ver en fort; dèsqu’il est né, il se trouve dans seauoù il doit croître. Chaque nichée est composée d environdeux cens cinquante, ou de trois cens, ou même de troiscens cinquante œufs, qui ordinairement donnent chacun
lin ver. L.es bateaux composés de coques vuides restentfur seau, & ce n'est qu’avec le temps qu’ils font détruits. •
Ces œufs, comme ceux des autres insectes, ont fansdoute été fécondés pendant qu’ils étoient dans le corpsde la fémelle. On distingue les cousins qui font des œufs,ou les femelles de ceux qui n en font point,-& qui doi-vent être les mâles : cependant il ne m est jamais arrivéde trouver deux cousins accouplés, & aucun des auteursqui ont examiné les cousins avec attention, ne dit avoir vuleur accouplement. Quel temps, quels lieux choisissent-*
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