xi PREFACE.
s’allonge, gagne la tête, Sc sétend ensuite cíe chaque côtéjusqu aux yeux. Par cette fente sort la mouche qui doitêtre une demoiselle : les ailes se déplient, se sèchent, & de-viennent en état de la porter dans les airs, & de 1 y soute-nir. Les demoiselles s y tiennent volontiers pour une finsemblable à celle qui y fait rester les oiseaux de proye ; ellesfondent fur les mouches Sc fil r les papillons qui envolantpassent à portée d’elies. Les mâles contre la régie pres-que générale pour les autres insectes, sont souvent plusgros que les semelles, Sc au moins presqisausiì gros ; ilsles cherchent avec ardeur. Soit que la semelle qui a be-soin d etre fécondée, se tienne en Pair, soit quelle s arrêtesur quelque plante, elle en a bien-tôt un , 6c souventplusieurs qui volent autour d’elle. Celui qui sçait mieuxdiriger son vol, se pose fur la tête de la semelle qtsil saisitavec ses six jambes : pendant qu’il lui tient la tête, il re-courbe son corps en boucle presque fermée, Sc cela pouren ramener le bout sur le col de la semelle; son but estde le faire passer entre deux crochets qui le serrent dechaque côté. Cela sait, la semelle ne peut plus lui échap-per, les jambes du mâle peuvent abandonner, Sc aban-donnent la tête qu’ellestenoïent saisie, il redresse son corpsau bout duquel ía semelle est bien arrêtée par le col. Onvoit voler ainsi en l’air des paires de demoiselles dontl une, ía semelle, est à la file de sautre. De quelque côtéqu’il plaise à ce mâle de voler, la semelle est obligée dele suivre, il s'est rendu maître d’elle. 11 n’eíl pourtantpas en son pouvoir de finir ì’opération par laquellel’Auteur de la Nature a voulu que l’espece fût conser-vée; la jonction par laquelle elle peut être achevée, dé-pend de la volonté de la semelle, Sc elle seule peut íarendre complette. C est près du derrière de celle-ci qu’estj ouverture par laquelle les œufs doivent sortir, 6c par
laquelle