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elles font sortir à la fois de leur corps deux grappes, dontchacune contient environ trois cens cinquante œufs. C’estl’afFaire d un moment : un autre insecte ne pond guéresplus vite un seul œuf, que cette mouche en pond autourde sept cens. Swammerdam a prétendu que ces œufsétoient fécondés, comme on croit communément queie font ceux des poissons, par un lait jetté dessus aprèsqu’ils font sortis du corps de la mere, ce qui me paroîtcombattu par beaucoup de difficultés. Quoique la lumièred’un flambeau ne íoit pas favorable pour observer ce quise passe parmi des infectes dont le nombre met tout enconfusion, j’ai cru voir de courts accouplements : s’il ycn a, ils doivent être plus courts qu aucun de ceux quifont connus.
II y a des éphémères de certaines eípeces, qui aprèsêtre devenuës ailées, ont encore à quitter une dépouille:quelque minces que leurs ailes ayent paru d’abord, &quoique la mouche s’en soit servie pour voler, elles étoientpourtant, comme toutes les autres parties du corps, re-couvertes chacune d’un fourreau que la mouche laisse.
Celles que j’ai vûës dans la nécessité de fe défaire de cettedernière dépouille, vivent pendant plusieurs jours, & co.n’dt quelquefois que plus de vingt - quatre heures, oumême deux fois vingt - quatre heures après qu’elles fontdevenuës mouches, qu’eiles fe tirent d’un dernier vête-ment complet, mais extrêmement mince.
Nous revenons dans le treizième Mémoire à de fortpetits infectes, dont nous avons traité très au long dans,ïe troisième volume, qui ne font que trop.communs dans,la campagne, & fur-tout dans nos jardins ; nous y reve-nons aux pucerons. Nous avons assés dit ailleurs que lenombre de leurs efpeces est prodigieux. Parmi ceux dechaque elpece, il y en a de non-aîiés , & d autres qui-ont