2 MEMOIRES POUR L’HíSTOIRE |qui, pour 1 essentiel, est construite comme celle des mou-ches à miel. Enfin, elles vont fur les fleurs pour y fairedes récoltes de miel & de cire brute. Mais les bourdons^
. qu on voit le plus souvent, font considérablement plus ngros que les abeilles ordinaires; ils volent avec plus debruit, ôc avec un bourdonnement auquel ils doivent leur %nom. )
Des poils longs, très-pressés les uns contre les autres, ■*.couvrent presque toutes leurs parties extérieures, & lés font Aparoître plus gros qu’ils ne font réellement. Chacun dè*ees
* PI. 4.. fig. poils *, comme ceux des abeilles communes, vu au micro-
'' feope, ressemble à une petite plante. Différents bourdons,
& différentes parties du même bourdon, nous montrentdes couleurs différentes qui ne font que celles de leurs poils.
* Pi. i.fig. Les uns * n ont que leurs anneaux postérieurs d’une cou-
leur cannelle, pendant que le reste de leur corps est noir.
D autres ont le corcelet couvert de poils blancs, & fur lecorps une raye transversale & jaune, qui est suivie d uneraye blanche. D autres ont de plus vers le milieu du corps,une bande transversale de couleur citron. Quelques-unsont encore la partie antérieure de leur corcelet, bordée de
* PI. 3. fig. poils blancs ou jaunes qui forment une efpecede collier*»
* D autres ont le corcelet couvert de poils blancs, & fur lecorps une large raye de poils jaunes, qui est séparée parune bande noire dune derniere bande faite de poils blan-
* PI. 2 . fig. cheâtres. D’autres font blonds *, le dessous de leur corps
n’a que des poils de la plus pâle nuance de citron, 6c ledessus de leur corcelet a des poils un peu roux. Entre Tesblonds, il y en a de plus pâles & de plus rougeâtres. Maisc’est trop nous arrêter à décrire des variétés peu impor-tantes en elíes-mêmes, 6c qui d’ailleurs ne fçauroient êtreemployées ici, comme par rapport à d’autres insectes,pour déterminer des espèces; car dans le même nid j ai vâ