8 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE&non en la portant, qu'ilsfy conduisent. Ils n'on t mêmeen aucun temps à l’y conduire de loin; les environs dulieu qui a été choiíi pour établir un nouveau nid, enfont remplis. Le bourdon, comme l’aberlle, a deux dents* H.fig. écailleuses * très-fortes, dont le bout est large & dentelé;
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avec ces dents, il lui est aisé d’arracher & même de couperdes brins de ces petites plantes. Mais lorí'qu’ii ne s'agit quede rétablir un nid autour duquel se trouve la mousse dontil a déja été couvert, il feroit inutile aux bourdons desonger à en couper ou à en arracher de nouvelle; aussileur unique objet est-il de remettre l’ancienne en place.
* Fig. 1 . a. Considérons-en un íeul occupé à ce travail *; il est pôle àterre fur íes jambes, à quelque distance du nid; fa tête enest la partie la plus éloignée, & directement tournée versle côté opposé. Avec ses dents, il prend un petit paquetde brins de mousse; les jambes de la première paire lé pré-sentent bientôt pour aider aux dents à séparer les brins lesuns des autres, à les éparpiller, à les charpir, pour ainsidire; elles s’en chargent ensuite pour les faire tomber fousíe corps; là, les deux jambes de la seconde paire viennents’en emparer, & les poussent plus près du derrière. Enfin,les jambes de la dernière paire saisissent ces brins de mousse,ddes conduisent par de là le derrière, aussi loin qu elles lespeuvent faire aller.
Après que la manœuvre que nous venons d’expliquer,a été répétée un grand nombre de fois, il s’est formé unpetit tas de mousse bien conditionnée par de-là le derrièredu bourdon, c’est-à-dire, que toute celle de ce tas a étéapprochée du nid, d’une longueur qui surpasse celle ducorps du bourdon, de la distance qu’il a du derrière à 1 en-droit où fes jambes postérieures peuvent atteindre. Unautre bourdon *, ou le même, qui a toûjours le derrièretourné yers Ie nid, répété fur ce petit tas une manœuvre
semblable
* b.