* PI. z.7-P P'
lO MEMOIRES POUR l’HíSTOIREtout-à-fait à en avoir, dans les cas où ils ont besoin dematériaux pour augmenter la solidité de leur logement.
Un toit de mouise suffit pour les mettre à l’abri pendantun certain temps ; la surface intérieure ou concave de lavoûte des nids, est alors de pure mouise comme leur surfaceextérieure ou convexe; mais par la fuite la couverture doitêtre plus en état de résister à la pluye & aux autres injuresde 1 air. Les bourdons mettent un enduit fur toute la sur-sig. face intérieure, ils y font d’abord une forte de platfond *dune espece de cire brute, Sc en recouvrent ensuite toutesles parois. La couche de cette matière n’a environ qu’uneépaisseur double de celle d une feuille de papier ordi-naire; mais outre quelle n’est pas pénétrablc à seau, elletient liés tous les brins demouííe qui parviennent jusqu asintérieur, au moyen de quoi les brins qui se trouvententrelacés avec ceux-ci, font plus solidement arrêtés. Lesgrands vents alors n’ont plus la même prise sur les nids»qu’iis y ont torique cet enduit leur manque. Eníin cetenduit donne du lisse & du poli à toutes leurs parois inté-rieures. J ai trouvé de ces enduits à des nids de bourdonsqui sont entièrement jaunâtres, Sc à ceux des bourdons furlesquels le noir domine, & qui ont des bandes jaunes. Lesnids qui le§ ont, sont bien façonnés par dehors, bien arron-dis, comme le seroit un nid d’oiseau renversé, ou un niddsoiseau couvert par-dessus, comme lest celui du roitelet.
La matière de ces enduits a une odeur de cire; ellen’esl cependant qu’une cire brute qui, quoique plus tenaceque celle que les abeilles ordinaires rapportent à leurs-jambes, n’a pas reçu les préparations capables de la rendrede véritable cire. Elle se laisse pétrir comme une pâte;,mais la chaleur ne peut la rendre liquide, ni mêmel’amol-ìjr sensiblement. Après avoir fait une petite boule decette matière que j’avois roulée entre mes doigts, je l’ai