12 Memòires pour l’Histoire
juger des inégalités qui peuvent se trouver dans f épaisseurd un gâteau fait de ces trois sortes de corps, posés les unscontre les autres, & d’ailleurs posés assés irrégulièrement.Dans certains temps, ceux qui composent un gâteau, íònttous fermés par les deux bouts; A dans d’autres temps, ilssont ouverts pour la plupart par leur bout inférieur. C'estalors fur-tout qu’on est tenté de les regarder commeanalogues aux cellules de cire construites parles abeilles;mais il est aisé de recoqnoître qu’ils ne font faits, ni devraye cire, ni même de cire brute. Tous ceux qui fontouverts, font vuides.
Ces corps en forme d’ceufs, ou d’ceufs ouverts par unbout, ne font pas même I ouvrage des bourdons, ou, plusexacìement, des bourdons ailés. Chacun de ces corps estune solide coque de foye qui a été filée par un ver, 6cdans laquelle il s'est renfermé lorfqu’il a été prêt à subiría première métamorphose. Enfin, ceux qui font ouvertspar un bout, font des coques qui ont été percées par lamouche, par le bourdon, lorsqu après s’être tiré de toutesses enveloppes, il a été en état de paroître avec des ailes.
Outre les coques qui font le corps de chaque gâteau, onne íçauroit manquer de remarquer des masses de la figure* PI. i.fig. la plus irréguliére*, dune couleur brune, dont plusieurs
6 p] P 2 îZ hom posées en-dessus, 6c remplissent non feulement des
7 & 9 . p. vuides que les coques laissent entr'elles, mais s'élevent assés
pour cacher quelques-unes de celles qui leur fervent debase. Les plus considérables de ces masses íè trouvent furles bords 6c les côtés du gâteau; il yen a quelquefois d’austìgrosses que de petites noix, 6c que je nefçaurois comparerà rien à quoi elles ressemblent plus par leur couleur 6c leurfigure, qu a des truffes : elles n’ont pourtant pas à beau-coup près, la consistance de ces dernières, elles n’ont quecelle d’une pâte qui sc laisse étendre aisément.