22 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREpique. Enfin, la pression continuée sait sortir une cin-* Pi. 3. fig. quiéme partie * d’entre les quatre précédentes. Cette der-4., 5 & 6. !/. n ^ re membraneuse, mais toute couverte de poils roux;
fi figure approche de la cylindrique, elle est pourtant unpeu courbe, & n’est pas aussi grossie à son bout que prèsde son origine; elle paroît plus ou moins gonflée, plus oumoins longue, & plus ou moins grossie, selon que la pres-sion qui í’a obligée de se montrer, a été plus ou moins forte,& d’une plus longue ou plus courte durée.
La dernière des parties que nous venons de faire con-noître, est celle qui est destinée à féconder les œufs de lasemelle; & on n’est pas aussi embarrassié íiir la maniérédont elle peut opérer leur fécondation, qu’on lest parrapport à la partie des mâles des abeilles, qui lui est ana-logue. J’ai appliqué le doigt contre son bout; lorsque jel’en ai retiré, il a été suivi d’un filet d’une liqueur visqueuse,que j’ai rendu très long quand je lai voulu. Cette liqueurgluante est probablement la liqueur séminale.
La disposition des ovaires dans le corps des femelles, <5cla maniéré dont les œufs y font arrangés à la file, ne m ontrien offert qui mérite que nous nous y arrêtions ; maisdans ['intérieur des fémeíles ouvertes en certains temps,j’ai trouvé une singularité digne d’être rapportée, & quiseroit capable d’en imposer à ceux qui ne l’examine-roient que dans des temps pareils à ceux dont je veuxparler; qui les seroit prendre pour vivipares, & pour lesplus fécondes de toutes les fémeíles vivipares. Au milieu*PI. 4. fig. de leur corps paroît alors une masse qui semble charnue*,10 & 11. dont la grosseur égale quelquefois celle d’une petite cerise.
Quand on a déchiré ses premières enveloppes pour exami-ner ce que son intérieur renferme, l’on voit qu’il n’est qu unamas d’une infinité de filets courts 6c extrêmement déliés.Quelques mouvements que je crus appercevoir dans ces