des Insectes. II. Mem. 39SECOND MEMOIRE.
des abeilles perce-bois.
A Près avoir traité aisés au long dans le Volumeprécédent, & dans le premier Mémoire de celui-ci,des Abeilles qui composent des sociétés, nous allons rap-porter les faits remarquables que nous font voir d autresabeilles qui vivent solitaires. Je mets au nombre de cesdernières, des mouches de certaines efpeces qu’on trouvecependant comme réunies dans un même lieu; & cela,loríqu’elles n y font plusieurs ensemble, que parce qu ellesylont nées, Lc qu elles n’y íònt pas pour s’entr’aider, pourtravailler de concert à des ouvrages qui les intéressenttoutes; alors elles ne forment pas une véritable société;elles doivent être regardées comme solitaires, dès quechacune ne sy occupe que pour foi.
Les différentes efpeces d’abeilles solitaires exécutent di-verses fortes d’ouvrages qui ne peuvent être faits que pardes ouvrières extrêmement industrieuses, & qui semblentprouver qu elles sont pleines de prévoyance & animées pari amour ie plus tendre pour les vers qui doivent sortir desceufs qu’eíles se sentent prêtes à mettre au jour. Car tousieurs travaux & tous leurs foins n ont pour objet que depourvoir ces vers de tout ce qui leur est nécessaire pourevenir eux-mêmes des abeilles. Si f Auteur de la natureparoit avoir pris plaisir à varier prodigieusement les efpeces< e ces petits animaux, il ne semble pas s’être moins plu àvarier les moyens qu’il a employés pour les perpétuer. DansP u ieurs mémoires d u volume précédent, nous avons suiviCes Gilles qui empíoyent la cire avec tant d’art ; & dans