52 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREelle sait sur les plantes la récolte des poussières d’étaminesdont elle compose la pâtée qtseiie donne à ses vers; &lesjambes postérieures d’aucune de celles que j ai prises, ne sesont trouvé chargées, comme le font si souvent cellcsdesmouches à miel, de deux peíottes de ces poussières. Si lesperce-bois rapportent de ces peíottes, il ne paroît pas quece puisse être fur la partie de leurs jambes postérieures, cor-respondante à celle íiir laquelle les abeilles ordinaires en
* Pi 6.6g. placent une, car cette partie * est, comme le reste de la
jambe, couverte de longs poils; on n y voit point uneportion creuse & lisse que nous avons remarquée ailleursavec admiration à une pareille jambe des abeilles. Maisfur le côté intérieur de chaque jambe postérieure de lamouche perce-bois, & fur la partie analogue à celle dela jambe de l’abeilíe, qui a été nommée la brosse, il y a
* Fîg. 8. c. une portion ovale *, rase, lisse & luisante, dont le milieu
est saillant, & près du bord de laquelle règne tout autourune cavité qui paroît propre à retenir les poussières desétamines, à empêcher la pelotte qui se grossit peu à peude tomber. Nous sommes dautant plus sondés à soup-çonner que c’est-là le véritable usage de cette partie,qu’on ne la trouve que sur l’une Sc sur 1 autre jambepostérieure, Sc qu'il n y en a aucun vestige sur les quatrepremières jambes.
11 n’est peut-être point d’animaî qui ne serve à nourrird autres animaux, il n’en est point qui ne soit pour desanimaux plus petits, ce que la terre est pour nous. IIfe trouve ici, comme par-tout dans la nature, une pro-gression dont le terme ne nous est pas connu. Nosperce-
* Pi. j.fig. bois font le monde d une espece de poux * d’un brun
8 & 9- U11 peu rougeâtre, qui ne sont pas plus gros que la tête
d une petite épingle. Ce que ce poux a de plus remarqua-ble, c est que de chaque côté auprès de son derrière, part