des Insectes. IV. Mem. 103ç’est-à-dire, que ieur usage est le même que celui descellules faites dans le bois par certaines abeilles, & descellules construites de mortier par d’autres. Elles doiventdonc être des vases propres à contenir la pâtée qui fournitk nourriture au ver, c’est-à-dire, des vases si clos que le mielcoulant dont la pâtée est imbibée, ne puisse pas s’échapper,car j’ai trouvé dans quelques cellules du miel liquide. Lesmorceaux de feuilles dont elles font composées, ne fontpourtant qu’appliqués les uns íur les autres ; ils ne fontaucunement collés les uns aux autres. C est donc 1 exacti-tude avec laquelle ces morceaux font ajustes, qui rend lespetits vases capables de contenir une liqueur.f Mais pour prendre plus d’idée de la précision Sc de1 adresse avec lesquelles nos mouches font obligées de tra-vailler, examinons les pièces de l’assemblage desquelleschaque dé est formé. Elles ont toutes une figure à peu prèssemblable. Chaque piéce *, avant que d’avoir été mise enœuvre, étoit platte, comme le doit être tout morceauqui vient d’être coupé dans une feuille. Elfes sont environune fois plus longues que larges; Sc c’est près d’un de leursbouts quelles sont le plus larges: depuis celui-ci jusqu’àì’autre, elles vont en se rétrécissant. On peut s’en faire uneimage en se représentant la moitié d’une ellipse coupéesuivant son petit axe; à cela près qu’il ne faut pas conce-voir le large bout de notre morceau de feuille commeterminé par une ligne droite; il est courbe, mais pour-tant il l’est si peu qu’il ne s’éloigne pas bien sensible-ment de la ligne droite. Dans des nids construits par desabeilles de différentes efpeces, les cellules diffèrent en gran-deur: les plus grandes sont faites de plus grands morceauxde feuilles. Ceux qui font employés pour la même cellulediffèrent aussi entr’eux en proportions : il y en a de sensi-blement moins larges que les autres, quoiqu’ils soient auííi
* pi. 9. fig.-4-