des Insectes. IV . Mem . 11 $
abeilles qui ont en partage 1 adresse de couper dans lesfeuilles les pièces qui leur font nécessaires pour construireieurs nids, & nous continuerons de les désigner souventpar ce nom. A mesure qu’une coupeuse a enlevé la piécequ’elle íòuhaitoit, elle la transporte où elle veut la mettreen œuvre. C’est sous terre qu’elle la courbe & plie, íi ellea beíòin d être courbée & pliée; car c est fous terre qu’elleconstruit le nid, dans la composition duquel elle l’a faitentrer. On ne peut pas íè promettre de voir une abeilletravailler dans un lieu si obscur; mais on peut devinerastes sûrement ses manœuvres les plus essentielles. La pre-mière & la plus pénible, après qu’elle s'est déterminée àconstruire un nid de feuilles, est de creuser un trou d unecapacité suffisante pour le loger. Avant que d y parvenir,elle a bien de la terre à fouiller & à transporter. Puisqu’uncylindre doit être contenu dans ce trou, il convient qu’ilsoit cylindrique. La mouche tire même un autre avantagede cette figure du trou, elle le rend propre à devenir lemoule des pièces qui doivent entrer dans la compositiondu nid. Contre l’ordre ordinaire, mais dans Tordre le plusnaturel ici, la coupeuse forme Tenveloppe extérieure avantque de construire les cellules qu elle doit couvrir ; les pre-miers morceaux de feuilles quelle transporte,font donc desplus grands, & de ceux qui ont des figures ovales. Quandla mouche entre dans son trou, elle tient, comme iors-qu’elle est partie de dessus le rosier, la piéce pliée en deux:là elle la déplie, & en 1 appliquant & la pressant contreles parois du trou, elle lui en fait prendre la.courbure. IIN y a rien de difficile à concevoir dans la disposition &1 arrangement d’un nombre de pièces suffisant pour cou-vrir tout Tintérieur de la cavité cylindrique: on doit seule-ment imaginer que les pièces les plus proches du fond ontété recourbées de façon que celui-ci se trouve tapissé pa*
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