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Tome sixième.
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des Insectes. IV . Mem . 123

Quand il a pris tout son accroissement, il se file une coquede soye*, épaisse&folide, qu’ií attache dans la plus grande * PI- 9 - %.partie de son étendue contre les parois de la cellule de i9> 20&21 -feuilles. Elle y est adhérente par-tout, excepté dans les en-droits où se trouvent des grains durs & oblongs, qui sontles excréments du ver: il n’a pas voulu qu’ils restassent dansle lieu où il se devoit transformer. La soye de i’extérieurde la coque est grosse, & d’un brun qui tire fur le cassé;

Mais les parois intérieures sont faites d’une soye très-fine& blancheâtre, & font aussi unies & luisantes que si ellesétoient de satin.

Les coques de soye, dans lesquelles ces vers subissentleurs transformations, avoient besoin detre fortes: leurpeau est tendre, & celle des nymphes en lesquelles ilsfe transforment, lest bien davantage: ils doivent fous luneou sous f autre forme, ou fous celle de mouches encoretrès-délicates, passer l’hyver en terre; car ce n est qu’aiiprintemps que les mouches coupeuses font en état depa-roître. Les étuis de feuilles, pourris en grande partie, ouau moins trop ramollis par f humidité, ne tiendroient pasces infectes aussi sèchement qu’ils ont besoin de letre, lescoques de soye leur donnent des logementsplus secs & plussolides. Entre les coupeuses, &même entre les coupeusesde feuilles de rosier, 11 y en a qui fçavent placer leurs étuisdans des lieux où ils peuvent fe conserver sains plus long-temps, si, comme Ray le rapporte, mais ce qu’il a négligéde dire qu’il avoir vû, les étuis de feuilles qu’il a décrits,avoient été réellement tirés de trous percés dans du boisde saule pourri. Pour moi je n’en ai encore vû qu’en terre,

& ceux qui me font venus de divers endroits, ont tous ététirés de terre.

Dans leurs cellules si bien closes & si bien cachées, lesvers de nos coupeuses ne font pas toujours en sûreté

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