Mémoires pour l’Histoire
font les gâteaux 6c tes liens qui les suspendent. Elles tra-vaillent aussi les cellules qui composent ces gâteaux, de lamême façon que les feuilles qui forment l’enveloppe, maiselles font le tiífu des cellules plus lâche, plus approchantdu réseau; au contraire, elles rendent le tiífu des liensaussi ferré, auíh compacte qu’il leur est possible. Ces liensfont entièrement massifs, ils ont besoin d’être forts.
Mais où les guêpes prennent-elles les filaments dontìeur papier est composé, la matière qui en fait le corps!If histoire de ces mouches n'a rien qui m’ait été cachéplus long-temps: c’est un fait que j’ignorois encore,lorsque je lûs en 1719. à l’Aífemblée publique de l’Aca-démie des Sciences, la fuite des observations qu’ellesm’avoient permis de faire. J’avois eu beau suivre & étu-dier les guêpes dans toutes les circonstances où j’avoissoupçonné quelles aboient chercher*des matériaux, jen’avois pu réussir à les surprendre pendant quelles s’enchargeoient. Les abeilles qui vont enlever aux fleurs lemiel & la cire brute, les guêpes qui fe posent fur certainesplantes & certains arbres pour recueillir le suc qui échappe,soit de leurs feuilles, soit de leurs branches ou de leurs tiges,n’avoient servi qu’à me dérouter. C’étoit fur de pareillesplantes, ou fur des plantes analogues, que je croyois lestrouver arrachant des fibres pour en former leur papier.Lorsque je ne fongeois plus à suivre ce genre de mouchesune mere guêpe de l’efpeee de celles dont il s’agit actuel-lement, vint m’inslruire de ce que j’avois cherché tant defois inutilement. Elle fe posa auprès de moi fur le châssisde ma fenetre qui etoit ouverte. Je la vis rester en reposdans un endroit d’où il ne paroiífoit pas qu’elle pût tirerrien de fort succulent ; pendant que le reste de son corpsetoit tranquille, je remarquai divers mouvements de fa tête».Ma première idée fut que la guêpe détachoit du châssis de