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Tome sixième.
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1-8 6 MEMOIRES pour l’Histoirelaissent pourtant pas d’être en état de régaler leurs com-pagnes. d en ai vû plusieurs fois qui, après être entrés dansla ruche, se posoient tranquillement sur le dessus du guê-pier : là ils faisoient sortir de leur bouche une goutte deliqueur claire, qui étoit avidement succée quelquefois pardeux mouches dans le même instant ; dès que cette goutteétoit bûë, le mulet en faisoit sortir une seconde, & quelque-fois une troisième, qui étoient aussi distribuées à d’autresmouches.

Les mulets, quoique les plus laborieux, font les pluspetits; ils font les plus vifs, les plus legers Sc les plus adifs;les fémelles font les plus grosses & les plus pesantes, ellesmarchent plus lentement. Nous prouverons qu’il y a destemps où le guêpier n’en a qu’une feule, comme les ruchesde mouches à miel n’ont qu’une feule mere ; mais dansd autres temps, on peut compter plus de trois cens fémellesdans un seul guêpier, au lieu que le nombre des fémellesest toujours très-petit parmi les mouches à miel; s’il s y entrouve quelquefois huit à dix, ce ne peut être que pendantpeu de jours, & les trois cens meres guêpes peuvent vivredans le guêpier pendant plusieurs mois.

La grosseur des mâles est moyenne, entre celle des mu-lets Sc celle des fémelles. Ces différences de grosseur fontfr considérables dans le genre des guêpes qui bâtissent fousterre, qu’elles suffisent pour faire distinguer ces infectes lesuns des autres. J’ai pesé des mouches de ces trois fortes ;Sc ayant comparé leur poids, j’ai toujours trouvé que deuxmulets ne pefoient ensemble qu un mâle; Sc qu’il falloit sixmulets pour faire le poids d une femelle ; aussi paroissoient-eiles dune grosseur monstrueuse par rapport aux mulets.Quoiqu’une femelle pefe à peu-près autant que troismâles, ceux-ci les égalent presque en longueur, mais ilsfont beaucoup moins gros. Les mâles font encore aisés à