200 MEMOIRES POUR L’HlSTOIRE6c le nombre des unes est à peu-près égal à celui des au«tres; ií y a plusieurs centaines de ceux-ci, & environ autantde centaines de celles-là. Ce qui fe passe entre ces mouchesde différent sexe, a dû être un mystère tant qu’on les alaissées dans leurs habitations soûterraines. Mais le voileépais qui dérobe des actions secrettes, a été levé quandle guêpier a été entouré de verre de toutes parts. Heureu-sement même quelles n aiment pas à fe tenir constammentdans son intérieur. Les sémelles 6c les mâles fe rendoientvolontiers fur f enveloppe, fur-tout vers la mi-Octo-bre , 6c s y tenoient lorfqu’elle étoit échauffée par lesrayons du Soleil : ce fut alors que je pus voir que leuraccouplement s accomplit à peu-près comme celui desautres mouches. II s'en faut bien que ces mâles ne soientaussi froids que ceux des abeilles. Aussi huit à neuf censmâles n’ont pas été accordés à une mere guêpe, commeils font été à une mere abeille. C’est donc vers la mi-Octobre que j ai quelquefois vu le mâle guêpe qui étoiten amour, marcher avec vitesse fur f extérieur du guêpier,6c, pour ainsi dire, avec un air inquiet, allant en avant,6c retournant ensuite brusquement fur ses pas : la partiepropre à féconder la fémelle, qui est ordinairement cachéedans son corps, en étoit presque toute dehors : lorfqu’il enappercevoit une, il couroit vers elle, 6c même quelquefoisil voioit dessus avec agilité; il fe plaçoit fur son dos de façonque le bout de son corps alloit un peu par-delà le corpsde la fémelle, 6c tentoit tout ce qui étoit en lui pour con-sommer f œuvre.
Les mâles des guêpes ont de commun avec les mâlesdes abeilles, de netre point armés d aiguillon. Dans ceuxde nos guêpes souterraines, la partie qui en occupela place, est d’une figure singulière. Si on preste le ven-
* Pi. t re de f infecte, on fait sortir cette partie * comme on
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