L2Q Mémoires pour l’Histoire
ces cellules : je remis même bien-tôt les pierres dans letlípremier état, & je n’y retouchai qu’au bout de trois se-maines ; ce fut aíors que je trouvai dans le nid cinq frê-
*PI. 18.%, tons, & que je vis ie premier gâteau * entièrement fini.
6 ‘ Ce fut auffi alors que j otai ce nid de place, Sc que je le
posai au grand jour en dehors de ma fenêtre r fy parvinsfans perdre aucun des cinq frelons ; mais aucun deux n’é-toit la mere. Quoique le Soleil fut prêt à fe coucher lors-que je fis l’opération, elle étoit apparemment absente;Sc faute de lavoir euë, je fus privé du plaisir que jem’étois promis, de voir croître ce nid journellementfous mes yeux.
Mais, comme je l’ai déja dit, les frêlons fe logent plusordinairement dans des troncs d’arbres; ils fçavent con-noître ceux dont l’intérieur est pourri, & f en ai vu d oc-cupés à jetter continuellement de la sciure qu’ils fe trou-voient dans la nécessité d enlever pour faire une cavitécapable de contenir leur guêpier. Tel arbre dont i’inté-rieur est prêt à tomber en pourriture, a immédiatementau-dessous de l'écorce, du bois très-fain Sc très-dur: quel-quefois les frêlons percent dans ce bois sain le trou quiconduit à l’intérieur; mais comme le travail est rude, alorsils ne donnent guére plus de diamètre au trou qu’il lui enfaut pour qu’un des plus gros d’entr’eux y puisse passerlibrement. J’en ai observé pendant qu’ils travailloient àaggrandir le trou ouvert dans du bois sain.
Au reste, les frêlons passent leur vie dans les troncs dar-bres, comme passent la leur fous terre les guêpes dont nousavons détaillé les occupations dans le Mémoire précédent;les leurs font précisément les mêmes : comme les guêpessouterraines, ils ont pour objet essentiel de construire descellules ou logements aux vers qui doivent naître des oeufspondus journellement par la mere, & de nourrir ces Y €rS