* Fig. 2.
* Fig. 4.
des Insectes. VU» Mem. 229& j'en ai trouvé auíîi de trois sortes parmi celles qui mefont parvenues, qui diffèrent entr’elles en grandeur. Lesplus grandes de toutes *, beaucoup plus petites que nos *PI. 20. fig.guêpes les plus communes, sont les mâles, ce qui est prou- 3 *vé, parce quelles sont dépourvues d aiguillon, quoique lesguêpes des deux autres sortes, les femelles*, & celles qu’onpeut appeller les mulets ou les ouvrières *, en ayent un.
Les unes &les autres ont probablement des temps où ellescherchent peu à en faire usage, & d autres où elles s en fer-vent volontiers pour piquer. M. Barrere ne les a vues appa-remment que dans ceux où elles font douces & bénignes,car il les qualifie de l’épithéte innoxiœ. Et M. Arthuractuellement Médecin du Roy à Cayenne, comme l'a étéautrefois M. Barrere, qui peut les avoir vues dans destemps où elles ne font pas traitables, m’a écrit qu’on nes approche guéres impunément des lieux où elles fe sontcantonnées, & qu’on les fuit plus que lesferpens mêmes.
Ce qui aide le plus à faire reconnoître les mâles, c’est quelorfqu’on leur presse le derrière, on en fait sortir une efi-pece de pince * à deux branches, dont l’une est à droite&i’autre à gauche: ces branches font écailleuses, convexes 4 - b > b 'en-dehors & concaves en-dedans, où elles font rempliespar des chairs plus ou moins gonflées, selon que la pressiona été plus ou moins forte ; chacune d’elles est terminéepar une efpece d’épine *. Cette pince est fans doute desti- * e, e.née à mettre le mâle en état de s’emparer de la semelleen saisissant fa partie postérieure. Enfin, précisément aumilieu de la pince, on volt très-distinctement une tigeblanche *, charnue, ou au plus cartilagineuse, presque * g.aussi longue que la pince même, & qui s’évaíe près deson bout en cuiileron peu différent par íà figure de celuiqui termine la partie propre aux mâles des guêpes souter-raines. La tige a une courte fente, oblongue, qui s’ouvre
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* pi. 2 1. fig.