des Insectes. VII* Ment. 237
d’autant plus incliné que ia cellule est plus proche des bords.
Dans ce genre de guêpes, ia grandeur des femelles nesurpasse pas considérablement celle des mulets. II y a auííiparmi elles des mâles à peu-près de la taille des femelles,
& qui, à 1 ordinaire, font dépourvûs d aiguillon.
Tout ce qui a été rapporté jufqu’ici à i’honneur dugénie 6c de l adresse des guêpes, n empêchera pas ceux quiaiment à conserver les fruits de leurs jardins, de souhaiterd avoir des moyens de faire périr des mouches qui íesen-tamment, avant même quils soient arrivés a une parfaitematurité, 6cqui en font un grand dégât. Cest sur-tout con-tre les guêpes qui vivent fous terre en nombreuse íociete,que nous avons à les défendre, 6c contre les frêions a quiil en faut beaucoup. Quand on peut découvrir les lieux oules unes 6c les autres se sont établis, il est aisé d en detiuirebien tôt des milliers. Quelques-uns ont imagine de garnirles environs du troíi qui conduit au guêpier, de brins de boisenduits de glu ; si les petits bâtons font bien placés,les guepesqui entrent, 6c celles qui sortent, ne sçauroient guéres man-quer de s’y poisser à un point qui les met hors d’état devoler. Mais cest une affaire que de renouvelles ces brinsde bois ou de les renduire de gin autant de fois qu il seroitnécessaire pour prendre toutes les mouches clun nid. D au-tres allument de la paille fur la porte du nid, les guepesque la chaleur détermine à sortir, se brûlent en passant parla flamme ; mais le plus grand nombre s obstine souventâ ne point sortir. L’eau bouillante à laquelle cl’autres ontrecours, seroit un expédient plus fur, il est immanquable,mais dans des endroits quelquefois fort éloignes des mai-sons, on n c peut pas toujours avoir commodément aisesd eau bouillante pour noyer 6c brûler les mouches en mêmetemps. Ce qu’il y a de plus facile 6c de plus sûr, est de seservir contr elles des meches soufrées, au moyen desquelies
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