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Tome sixième.
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260 MEMOIRES POUR l/HlSTOIREn’aurons qu a dire en quoi les façons d’agir des autresdiffèrent des leurs.

*Pl. 26. fig. Les vers * que je trouvai arrangés par lits dans les8;9 &i °* différents trous que j'ouvris, étoient tous de la mêmeefpece : ils avoicnt tout-à-fait l’air de chenilles, à celaprès qu’ils étoient entièrement dépourvus de jambes.Leur peau étoit opaque; le verd étoit fa feule couleur,mais il y en avoit de deux nuances qui formoient le longdu corps, des rayes dont les unes étoient plus claires, &les autres plus foncées. Des poils blancs & aisés courtsétoient distribués en grand nombre fur tout leur corps.Leur tête étoit brune, écailleuse & aisés semblable à celledes chenilles les plus communes.

Le nid le mieux fourni de ces vers, en avoit douze;mais cfautres en avoient moins, & d’autant moins qu’ilsétoient fermés depuis plus long temps. Dans les nids quiétoient aisés vieux il ne restoit plus de vers. verds; on n’y*Fîg.. 3 , 4 & en trouvoit qu’un de la forme ordinaire à ceux des guêpes *,& d’une couleur jaune telle que celle de 1 ambre : il avoitacquis tout le volume qu’il devoit prendre ; auífi étoit-ilvenu à bout de manger tous les vers verds que fa mereavoit logés avec lui.

Mais lorsque la cellule étoit toute pleine de vers verds;on n y trouvoit point encore le ver jaune, ou il étoit sipetit qu’il échappoit presque aux yeux.

Enfin, selon qu’il restoit plus ou moins de vers verdsdans la cellule, le ver jaune étoit plus petit ou plus grand.11 naît fur le fond du trou, A il commence par percer lecôte ou le ventre du ver verd dont il est le plus proche;peu-à-peu il le mange, & quand il n en reste plus que lapeau & la^tête écailleuse, ce qui le réduit presque à rien,lever jaune tire ces débris, les fait descendre fur le fondde la cellule, & va traiter le second ver comme il a fait se