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Tome sixième.
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zyo MEMOIRES POUR L’HlSTOIREla fois pendant qu’elles creufoient le fable en deux endroitsdifférents; chacune restoitpeu dans le trou qu’elle vouloirrendre plus profond, elle en fortoit en tenant entre sesdents une petite masse de fable, qu’elle alloit jetter à unedistance de quelques pas feulement. La pratique de celles-ci, n’est pas d’élever fur le bord du trou un tuyau fait dufable qui a été détaché. Chacune, après avoir travaillé pen-dant plusieurs jours à creuser, boucha feutrée & partie deson trou avec un fable dune couleur différente de celui quien avoit été tiré, ce dernier étoit verdâtre, & f autre étoitgris. Ce fut vers la fin de Mai que je les vis pour la premièrefois fe mettre à f ouvrage, & le 7 Juin je me déterminai àouvrir un des trous qui avoient été bouchés; il f étoit dansune longueur d’un pouce ou environ, au bout de laquelleil fe diviíoit en plusieurs branches, dont je parvins à mettrequatre à découvert. Chaque branche étoit une efpece deeul-de-fac où un ver de la guêpe ichneumon fe trouvoitlogé; c’étoit un magasin bien pourvu de victuailles. Cellesqui y avoient été mises, étoient des araignées mortes pourla plupart, mais encore fraîches & entières. A peine avoient-elles la moitié de la grandeur à laquelle elles auroient dûparvenir. Ces araignées étoient dune des eípecesqui ren-ferment leurs œufs dans une belle Sc greffe coque de íòye,& qui font des toiles à rayons dirigés vers un centre, &,ce qui les caractérise davantage, qui ont fur le corps unecroix blanche, Sc dont le reste de la couleur dominanteest un brun jaunâtre. Dans un des logements je ne trouvaique trois araignées, mais j en tirai cinq à six de chacun desautres, parmi lesquelles j'en trouvai une dune efpece dontles jambes font plus longues que les jambes de celles de1 autre efpece. Je ne tirai pas hors des trous les mieux four-nis toutes les araignées qui y étoient; je craignis d’inquié-ter trop » ou plutôt de blesser le ver qui occupoit le fond