278 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREi'efpece à laquelle ils dévoient leur naissance, si je n eneuíïp été instruit par la troisième planche du premier vo-lume des CEuyres de Valisoieri de sédition in-folio. Là,est représentée une coque précisément semblable à celledont j’avois admiré la figure, Sc la mouche qui fort decette coque, qui est du genre de celles des figures 5 Sc y,planche 28.
Plusieurs eípcces de ces guêpes ichneumons dont le corps
* Pi. 27. fig. tient au corcelet par un long fil *, peuvent être distinguées
5 7 ’ des autres par le nom de maçonnes; leur maçonnerie n'est
pourtant faite que de terre. Elles bâtissent avec de la terredes nids composés de plusieurs cellules dans lesquelles ellesélèvent leurs petits. Je ne fuis point parvenu à observer deces ouvrières aux environs de Paris, ni des nids qu’ellesconstruisent ; mais de ces guêpes &. des fragments de leursnids, m ont été envoyés d’Avignon par M. le Marquis deCaumont. J'ai reçu de ces guêpes de pays beaucoup pluséloignés, de l’Isie de France 6ede l'Ifie de Saint Domingue.
* PI. 28.6g. ^ Les nids * des guêpes ichneumons Sc maçonnes de
4 " Saint-Domingue, m ont été remis bien conditionnés, 6c
dans un état propre à me faire voir tout lart de leurconstruction. Leur matière est une terre grise qui, quandelle est sèche, est friable. Chaque nid est composé d’ungrand nombre de tuyaux tous parallèles les uns aux au-tres : la masse formée de leur assemblage, est souventattachée au plancher d’une chambre, car les mouchesqui bâtissent ces sortes de nids, entrent hardiment dans*0, 0, c, ôíc. les maisons. Toutes ces. cellules ont leurs ouvertures * enembas, Sc ordinairement fur un même plan : leur arrange-ment donne à la maíïe qu’elíes compoíènt, une forte deressemblance avec l’instrument connu fous le nom de siffletde chauderonnier ; mais tel nid a autant de trous qu’enayroient deux de ces sifflets, appliqués í'un contre l'autre.