zo8 MEMOIRES POUR L’HiSTOïRElongue de plus de trois lignes, & dès que cela fut fait, elles envola.
Ayant enlevé dans une autre saison, dans le mois dcDécembre, une épaisse écorce d’orme, je trouvai dessous,des tas ou des plaques d une forte de íciûre bien empilée,qui avoit servi fans doute de nourriture à quelques grosvers de ceux qui fe transforment en fcarabé. Cette sciureavoit passé par leur corps, & y avoit été digérée en partie.Au bout d’unede ces plaques étoit une aisés groífe coquede foye blanche, que j'ouvris : son intérieur étoit remplipar une nymphe qu’ií me fut aisé de reconnoître pourune de celles qui fe transforment en ichneumons à longuequeue; la sienne étoit composée de trois filets très-distincts.11 y a tout lieu de juger que dans le temps où elle avoitpris son accroissement fous la forme de ver, elle s’étortnourrie du ver du fcarabé, duquel il ne resloit des vestigesque dans les tas d excréments sortis de son corps.
Ce qui a été dit dans le onzième Mémoire du secondtome, des ichneumons qui logent leurs œufs dans lescorps des chenilles, m’cxempte de parler actuellement debien des efpecesde ces mouches. Je ne crois pourtant pasme devoir diipenfer d en faire connoître au moins uneefpece de grandeur médiocre dont j'ai vû les vers danstoute leur grosseur, & dont les uns font devenus des mou-ches fémelles à longue queue, & les autres des ichneumonsfans queue ou des mâles. Un affés joli papillon noir êcblanc, représenté planche 49 du premier volume, figures17& 18, vient d une chenille que j ai vue fur sortie. Sousdes écorces de vieux ormes qui s’étoient d’elles-mêmesdétachées en partie du tronc, je trouvai en Hiver ungrand nombre de coques toutes d une foye blanche, &façonnées h peu-près comme celles que leur figure singu-lière ma déterminé à nommer des coques en bateau ;