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34 6 MEMOIRES POUR l’Histoire
à même démarcher aisés bien & aisés vîte, quoique moinscommodément ; le bout postérieur de son corps est le prin-cipal agent qui le tire en arriére. Ce sont les pressions desfig- quatre premières jambes qui forment les sillons* dont nousbb> avons parlé ; les crêtes de ces sillons se trouvent dans l’inter-valle qui est entre les deux premières paires de jambes, dansí’eípace que leur pression n’a pas obligé de s'enfoncer. Puis-que le corps du formica-leo qui marche, est en partie sousle fable, fa tête qui après un pas en arriére, se trouve dansle lieu où étoit le corps, en devient elle-même couverte :l’infecte n’aimepas qu’ellele soit, il veut voir alors ce qui estautour de lui ; un coup de tête & quelquefois deux donnésbrusquement, la mettent bien-tôt à découvert, ils jettentau loin le fable qui sc trouvoit fur elle. Quand la coursequ’il a faite, est aisés longue à son gré, il s’enfonce en-tièrement fous íe fable ; c’est ordinairement pour y pren-dre un peu de repos, & travailler ensuite à son ouvrageessentiel, à sc faire un entonnoir.
Pour donner à cet entonnoir de justes proportions,pour creuser dans le fable un trou conique dont la pentesoit aisés précipitée, il y a peut-être plus de façons de lapart de notre infecte, qu’on ne s’y attendroit, & dontaucune n'est inutile. II commence par en tracer l’encein-% te*, c’est-à-dire, par faire un fossé semblable à celui quenous lui avons vû creuser en cheminant, mais un fossé quientoure un espace circulaire plus ou moins grand, selonque le formica-leo veut donner plus ou moins de diamètreà l’entrée de {'entonnoir; A plus ou moins grand encore,selon que le formica-leo est plus vieux ou plus jeune. Lesfig. très-jeunes ne font que de très-petits entonnoirs*; ils*' n'entreprennent que des ouvrages proportionnés à leursforces, & ne cherchent pas à tendre un piège à de gros in-sectes : ceux qui ne font presque que de naître, ne donnent