34* 8 MEMOIRES POUR L’HíSTOIREqu’il í’eíeve brusquement, & jette ainsi celui qui la cou-•* pi. 33.%. yroit *, par-delà la circonférence de l’enceinte.l,uu Ceux qui ont parlé de cet insecte, ne semblent pas
s’être aisés arrêtés à considérer la maniéré dont il chargefa tête de fable, Sc n’ont pas pris toutes les précautionsnécessaires pour parvenir à voir comment il le fait : ilssemblent avoir cru que fa manœuvre alors étoit telle quecelle qu’on lui voit faire, lorsque cherchant un lieu pourse fixer, il marche presque couvert de sable, & fait sauteren l'air celui sous lequel fa tête se trouve nécessairement àía fin de chaque pas. Le formica-leo qui travaille à i’exca-vation de l’entonnoir, y procede pourtant d’une autrefaçon digne d'être sçûë : le sable qu’il jette ne doit pas*Fig. 1.///. être pris d’une enceinte* qu’il n’apas intention d’aggran-dir; celui qui est enlevé ne doit être tiré que de la masse* nnn n. intérieure*. Or si le formica-leo se contentoit de marcherà reculons pour charger fa tête de fable, il la chargeroitégalement du plus proche de 1 enceinte, & de celui quiest vers l’intérieur. 11 agit avec plus de régularité ; il nefait passer fur fa tête que le fable qui est entr elle Sc saxedu cône. La manœuvre par laquelle il y parvient, est
* PI. ?2.fig. sure; il se sert d’une de ses jambes de la première paire*,
1 >- ce jj e q U j e p ( j u (.<Zté de sintérieur,comme d’une main,
pour pousser sur sa tête le sable qui est du même côté. Lesmouvements de cette jambe font extrêmement prompts,Sc se succèdent fans intervalle; aussi la tête a-t-elle bien tôtík charge. L’ouvrier occupé à creuser un fossé, ne jettepas plus sûrement hors de lés bords, Sc pas si vite, ía terreque fa bêche a coupée, que la tête du formica-leo jettehors de l’enceinte le fable dont elle a été couverte. Latête est ainsi chargée deux ou trois fois de fuite dans lemême lieu, Sc deux ou trois fois elle lance une pluye de
* Pi- 3 3. fig. fafile. Le formica-leo * fait ensuite un nouveau pas en
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