des Insectes. X Mem. 36zSouvent néantmoins celui qu'on tient entre íès doigts neíe presse pas de serrer le corps de la mouche qison luioffre ; mais on l'y engage par quelques agaceries, en 1 ap-prochant & en 1 éloignant de lui, en la déterminant à fairedes mouvements. Impatient quelquefois de ce que toutcela ne réussissent pas, je pressois le corps de la mouchecontre une des cornes, je fobligcois à aller fur ie poignardqui ne venoit pas vers lui : quoique ce fût en quelque fortecontre le gré du formica-ieo, que j’eusse fait pénétrer unede fes cornes dans l’intérieur de la mouche, il profitoitpourtant de l’occasion ; je ne tardois guéres à voir le jeudu piston. Cette expérience m’a appris que lés deux cor-nes, que les deux trompes peuvent agir séparément, & malaissé douter fi leur action est quelquefois simultanée : iln’est pas possible de les observer toutes déux dans lé mêmeMoment avec une loupe d’un court foyer.
Un autre moyen encore plus simple Sc plus prompt deVoir le jeu de f un & de l’autre piston, mais qúi né fera paschoisi par ceux qui aimeront mieux ne fe pas donner cepetit spectacle, que de faire fóilffrir un formiéa-leo, c’estde lui couper une des cornés énviion vérs le milieu de falongueur ou plus près de fa base. Qu-on observe ensuitepar-dessous la partie mutilée qui est resté attachée à latête, on y verra fa portion de piston dans un mouvementcontinuel ; on la verra descendre au-dessous dú bout coupé *, & remonter ensuite *. * Z - %•
Pendant que les pistons font en mouvement, on doit ^
aussi accorder quelques regards au dessous de la tête; ilsapprendront que de chaque côté près de son bout anté-rieur, c'est-à-dire, plus en arriére que 1 origine des cornes,d y a deux parties membraneuses chacune defquelíes a desMouvements correspondants à ceux du piston dont elleE le plus proche. Lorsque le piston fe retire vers la tête,