Band 
Tome sixième.
Seite
414
JPEG-Download
 

414 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREcire pour elles de toucher même quelqu’une des parties de lamouche à qui ellcsappartiennent; 6c c’est ce que celle-ci sem-ble sçavoir : les aîíespourroient même se rencontrer 6cs’en-tre-nuire, si elles étoient toutes quatre dans un même plan,comme le font dans la fuite celles des efpeces de demoisellesdont il s’agit actuellement, si elles étoient toutes quatre danslin plan parallèle à celui de position ; elles lui font alors per-pendiculaires, & mises les unes à côté des autres. Cette ma-niéré dont elles font placées,peut n ctreaucunement dûë à laprévoyance de la mouche, mais ce que la mouche paroîtprévoir, Sc qui fut remarqué par M ei,e * * , plutôt que parmoi , pendant qu’eile deísinoit une demoiselle dont lesailes s’étendoient en tout sens; ce que, dis-je, la moucheparoît prévoir, c’est que ses ailes se chiffonneroient scieurbord venoit à toucher le dessus du corps : or pendantquelles s’ailongent, Sc fur-tout pendant quelles s’élar-gissent, leur bord pourroit s’appuyer fur le corps ; afin que*Fi ce | a n arrive pas, la demoiselle courbe son corps*, elle le

rend concave du côté du dos, & de plus en plus concaveà mesure que les ailes s’élargissent, de forte qu’il est aiséd’obíërver un vuide qui se conserve toûjours entre le bordarrondi Sc convexe de l’aîle 6c le corps ; í’aîle en s élargis-sant , cherche le corps qui la fuît.

Elles se déplient en même temps en long 6c en large : onvoit dans ce dernier sens des efpeces de fibres qui s’écartentles unes des autres, des sillons qui s’élargissent, 6c de mêmedes rayes transversales qui s’affoihlissenten s’étendant; enfinchaque aîle s’applanit en devenant plus large Sc plus longue.Les liqueurs qui font poussées avec force 6c vitesse dans lesailes,produisent apparemment des effets prompts; le mou ve-inent des liqueurs paroît même nécessaire pour aider à fou -tenir des efpeces de feuilles si molles, dans les positions ouelles restent. S’il falloit prouver que la circulation des liqueurs