* PI-3 5-%-
* PI. 3 6 • fig-
10. &C.
PI. 3 7. fig. 4.
PL38. fig. 6£í 7. &ç.
416 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREestes n’onteffàyé à s’en servir pour voler, quau bout cîedeux 011 trois autres heures.
Le corps nacheve de s’allonger, chacun de ses an-neaux isacheve de s’étendre & de se déboîter de celui quiJe précede ou le fuit, que quand il ne manque plus rienà la grandeur des ailes. 11 y a un temps où elles vont par-delà son bout, & dans la fuite ce bout passe ceux des ailes.Dans l’instant où la demoiselle commence à paroître aujour, ses couleurs font très-effacées. Les demoiselles* àcorps long, de la plus grande espece, qui ont sur le cor-celet & sur le corps des taches bleues ou des taches jaunes,& souvent des unes & des autres, combinées avec desnoires, font en naissant, d’un blanc jaunâtre, ayant des on-des ôí des taches d’un brun clair : le jaunâtre prend uneùuance d’un beau jaune citron , le brun s obscurcit, & scchange par degrés en un beau noir : par la fuite,des tachesjaunes deviennent bleues ; & il y a de ces demoiselles furle corps desquelíes il ne reste que du bleu & du noir.
Dans la métamorphosé les insectes ne quittent pas seu-lement un fourreau qui empêchoit les parties extérieuresauxquelles ils devront leur nouvelle forme, de paroître Scde se développer ; ils se défont en même temps de partiesbien autrement organisées qu une simple enveloppe, quileur avoient été nécessaires dans leur état précédent, & qu*leur seront inutiles dans celui où ils passent. Le masque*particulier aux nymphes demoiselles, est de ce nombre,011 ne le retrouve point aux demoiselles : pour sçavoir stoutre ses usages connus il navoit point encore celui deservir d’étui à quelqu’une des parties de la mouche, pefl'dant que je tirois successivement des leurs, celles d'unedemoiselle qui avoit péri après être seulement parvenueà faire faire à íòn fourreau íes fentes par lesquelles elleauroit dû sortir ; pendant, dis-je, que je tir ois chacune de