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Tome sixième.
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4ïS MEMOIRES POUR LHlSTOIREd’un insecte à qui ii étoit essentiel de vivre dans seau Jors-qu’ii devient tellement conformé, qu’il perdroit la vies’ii y r estait plongé pendant quelque temps. Nos demoi-selles ne fçauroient vivre fous seau aussi long-temps qu’yvivent d autres insectes qui font nés & ont pris leur accrois-sement fur terre. Elles ont donc perdu les parties au moyendeíquelles elles la reípiroient ; celles même qui leur ser-voient à respirer l’air pendant qu’eííes étoient nymphes ,ne peuvent plus leur y servir quand elles font devenuesmouches. Nous avons vu ci-dessus les quatre grosses tra-chées propres à la nymphe > sortir du corps de la demoi-selle * qui achevoit de se tirer de son fourreau ; ses efpe-ces de poulinons, ses vaisseaux à air doivent être faits toutautrement que dans la nymphe. II y a un temps où l’onpeut avoir le plaisir de les voir fans disséquer la mouche ;c’est fur-tout dans celles à corps plat, qu’il ma été aisé deles observer dans leur intérieur. Après que leurs ailes ontété entièrement développées, mais pendant qu’elles fontencore perpendiculaires au plan de position , vient unmoment qui mérite q u'on cherche à le saisir : dans ce mo-ment la nouvelle mouche remplit son corps d’air , soitpour lui faire prendre toute la longueur qui lui convient ,en en développait* tous les anneaux , soit pour quelqueraison qui m’est inconnue ; elle le gonfle comme un sa-lon , il semble qu’elle le souffle. Le corps qui dans lesdemoiselles de cette efpece , est moi & applati dans fêtâtnaturel, est alors distendu au point d’être ferme; c’est unecirconstance bien favorable à l’Observateur : les membra-nes de l’enveloppe extérieure, qui ne se font pas encoredesséchées, étant étendues, ont par tout une íî grandetransparence, qu’on peut presque auffi-bien voir les paf"tics intérieures que si elles étoient fous une glace : toutfart imaginable de .disséquer 11e parviendroit pas à mettrç