4 ZO MEMOIRES POUR L’HlSTOIREsa jonction, il m a fallu avoir la cruauté de les faire périr,en pressant la tête 8c le corceíet tant du mâle que de la fe-melle ; souvent elles font restées unies après leur mort.
La durée de faccouplement, comme celle de íès pré-ludes , est plus ou moins longue selon qu’il fait plus oumoins chaud : dans un beau jour, j ai pourtant observédeux demoiselles qui resterent parfaitement jointes ensem-ble pendant plus dune demi-heure, au bout de laquelleelles furent troublées par le mouvement d’une branche queje poussai inconsidérément pendant que je les exami-nois à la loupe, elles prirent ensemble l’essor; la semelleramena le bout de son corps en arriére, & elle fe re-dressa ; elles fe posèrent fur une plante peu éloignée decelle qu'elles venoient de quitter. II fembloit que l’accou-plement précédent eût été assés long pour la fémelle,elletint pendant cinq à fix minutes contre les invitations dumâle, qui à plusieurs reprises différentes mit son corps enarc, pendant qu’elle laissoit obstinément le sien étendu ;enfin pourtant elle fe raccoupía : un nouvel accident lesfit repartir, 8c m’empêcha de voir le moment où la sépa-ration fût volontaire de la part du mâle.
Je crois que c’est constamment en 1 air que se fait lajonction parfaite du mâle 8c de la semelle de beaucoupd’especes de demoiselles, 8c entr autres de celles à tête*PI. 3 î. fig. ronde 8c à corps long*. Je ne m’arrêterai qu’à rapporter*'pi. 4 . 1 . fig. ce que j ai pu observer dune efpece de demoiselle*, plus1 *• grande 8c fur-tout plus grosse que celle dont il vient d’ê-
tre tant 8c peut-être trop parlé, mais qui n’est pourtantpar rapport à celles de son genre, que de grandeur médio-cre : elle porte toujours ses ailes perpendiculaires à la di-rection du corps 8c parallèles au plan de position ; fa têteest grosse, A de celles qui font le plus arrondies; le corpsdu mâle est rouge, 8c d’un rouge qui paroît assés beau ,