458 Mémoires pour l’Histoire
le côté extérieur fort long, & le côté intérieur court; maiselles diffèrent de celles des papillons, en ce quelles ne fontpoint couvertes de ces poussières qui colorent les autres& les rendent opaques ; elles font très-traníparcntes, très-minces, & joliment tissuës. Les éphémères en ont qua-
* Pî ; 44 - %• tre *, dont les supérieures * surpassent considérablement
*1,1. ' 5 ’ les deux autres * en grandeur; les inférieures de quel-
* ques-unes des eípeces au-dessous de la grandeur médiocre,font si petites, que lorfqu’on cherche à les voir, on a
* Pi. 46. fig* peine à y parvenir: il y a même des eípeces * qui rn’ont
^ laissé incertain si elles en avoient réellement quatre,
n'ayant pu leur trouver les deux inférieures. Quand Lin-secte est en repos, il les porte souvent toutes quatre fur
* Eîg- iH. son dos * appliquées les unes contre les autres,& perpen-
diculaires au pian déposition, comme la plupart des pa-pillons diurnes portent les leurs.
Le corps de ì’éphémere est long, formé de dix anneaux,plus gros à son origine qu’auprès de ion extrémité: de
* Pi. 44..%. celle-ci part une queue * beaucoup plus longue que tout
hV' C ' í^nimal, composée tantôt de trois filets d’une égale lon-gueur ,& tantôt seulement de deux longs filets, & d’uncourt qui est celui du milieu : íes longs font extrêmementfragiles, aussi est-il fort ordinaire de trouver de ces mou-ches à qui il en manque quelqu’un, ou qui n’ontpas tousles leurs bien entiers. Quelquefois même on 11’en croîtque deux à celle qui en a réellement trois, parce qu'unpeu d eau suffit pour en tenir deux collés ensemble.
Ce que nous avons dit de la forme & du port des ailesdes éphémères, suffit pour faire distinguer celles-ci des
*-Tmn. III. mouches papilionnacées dont nous avons parlé ailleurs * rqui viennent de teignes aquatiques, qui se sont des four-reaux fort singuliers. Valiifneri qui a pu-blié avant nous uneagréable histoire de ces dernières mouches, a soupç<> Iinc