des Insectes. XII. Mem . 477moins ai-je fait une observation qui m*a semblé prouverqu’eiles cherchent à fe dispenser de f entreprendre, íorf-qu’elles sont prêtes à se métamorphoser. J "ai dit que lestrous sont dirigés horizontalement : il m est pourtant ar-rivé de faire détacher des mottes de terre des bords de lariviere de Seine, qui en avoient d’inclinées en embas, dontplusieurs étoient presque perpendiculaires à l’horison. L/eaualors étoit basse, & baissoit journellement: je pensai que lesnymphes, qui en peu de jours dévoient devenir des mou*ches, avoient trouvé plus commode de donner une nou-velle direction à cf anciens trous, où elles ne sc tiendroientpas long-temps > que d en ouvrir de nouveaux.
Au reste les vers & les nymphes de cette efpece d éphé-mères , font délicats en eau, ils en veulent qui se renou-velle continuellement: non feulement ceux que j ai tirésde leurs trous, mais ceux qui sont restés dans les mottesde terre où îlsssetoient logés eux-mêmes, ont péri au boutde quatre à cinq jours dans de grands bacquets bien remplisd eau. D autres efpeces de vers & de nymphes éphémèresau contraire font très-vivaces, & entr’autres une petite ef-pece très-commune, qui porte ses ouïes perpendiculairesau plan de position ; elle reste pendant des mois entiersdans des poudriers dont on néglige de renouvelíerleau,s y fortifie, & s y métamorphose en mouche.
Parmi les nymphes ou vers d’éphémeres dont les ber-ges de la Seine & de la Marne sont si peuplées aux en-virons de Paris, j'en ai trouvé dune autre efpece, maisqui y sont assés rares. Les vers de celle-ci diffèrent princi-palement de ceux de la première efpece, en ce que les ti-ges des crochets qu’ils portent en-devant de la tête fontplus droites: d’ailleurs la grandeur & la couleur des uns& des autres, sont à peu-près les mêmes. Au reste l’efpecequi fournit tant de petits habitants aux bords de nos deux
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