4-So MEMOIRES POUR l/HlSTOIREmois: quelquefois elles devancent la S. Laurent, mais danscette année elles furent plus tardives;elles ne sortirent deJ eau en aisés grand nombre pour se faire remarquer parquelqu’un qui n y regarde pas de plus près qu’un pêcheur,que trois jours après le terme fixé, que le 18 Août : c’étoitencore avoir aisés bien prédit. Le 19 au matin mon pêcheurvint me promettre pour le soir le spectacle que je lui avoisparu attendre avec impatience : je m embarquai ce jour làdans son bateau plus de trois heures avant celle où le soleildevoir se coucher. L examen que je fis des bords de laMarne & de la Seine, m assura que les éphémères avoientréellement paru la veille en grand nombre : où le terrainétoit plat & un peu à 1 abri du vent, je trouvai à íèc, maisprès de seau, des tas de ces mouches mortes.
Je ne dois pas oublier de dire, parce que j aurai bien-tôt besoin qu’on le sçache, que pendant ma promenadesur seau, je fis détacher des mottes de terre des endroitsdes berges qui me paroissoient les plus criblés, & quipar conséquent dévoient être les plus fournis de nym-phes. A mesure qu une motte étoit détachée, je la fai-í'ois mettre dans un grand bacquet plein d eau, dont j'a-vois eu soin de me pourvoir, & je ly faisois placer autantqu’il étoit possible dans une position semblable à celle oùelle avoit été. Les endroits coupés ou brisés ne man-quoient pas d’offrir des nymphes d'éphémères mises hors deleurs logements, en entier ou en partie, & me prouvoientque l’intérieur de chaque motte en étoit extrêmementrempli. J’avois des occasions de reste d’examiner si dans untemps très-prochede celui de leur dernière transformation,I extérieur de ces nymphes étoit en quelque chose dif-férent de ce qu’il avoit été dans des temps où leur méta-morphose étoit éloignée.Tout ce que je remarquai, c’estquelles étoient alors dune couleur plus jaunâtre, ct même
brune