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Tome sixième.
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498 MEMOIRES fcOUR L’HlSTOIREvû à la fois fix à sept tranches obscures dont chacune avoir,ou paroissoit avoir iediamètre du corps, 6c qui toutes mar-choient à la fois vers le premier anneau ; celle qui y étoitarrivée difparoiífoit dans le moment, mais une nouvellecouche se montroit près du derrière, & ne devoit s’éva-nouir que quand elle íèroit arrivée aisés près d u corcelet.Dans d autres circonstances, j'ai vû de semblables tranchesmarcher dans un sens directement contraire, partir d au-près du corcelet, 6c se rendre vers le derrière ; enfin d'autresfois j’ai vû partir en même temps d’un anneau plus prochedu derrière que du corcelet, deux tranches obscures, dontl une prenoit fa route du côté de la tête, Sc l’autre la siennevers la queue. L’air que ces mouches respirent, sembleêtre la cause de ces apparences , comme s ai dit ailleursque je le foupçonnois. J’ai encore lieu de soupçonner quele cœur, ou le vaisseau qui en tient lieu, est placé dans leséphémères près de leur derrière: là j’ai observé avec plaisirun vaisseau qui seringuoit par intervalles de la liqueur versla partie antérieure.

Nos éphémères qui paroissent aimer & chercher la lu-mière d’un flambeau, n’ont pas apparemment des yeuxfaits pour la soûtenir; elles doivent naître pendant la nuit,6c la lueur qui est répandue alors dans l’air, trop foiblepour nos yeux, est probablement celle qui convient lemieux à ces mouches pour voir les objets quelles ont be-soin de discerner: un plus grand degré de lumière leséblouit, Sc les met hors d état de distinguer les uns desautres les différents corps; austx viennent-elles les frap-per en volant, elles ne sçavent pas les éviter en changeantde route: leur rencontre les détermine à tomber, ou àvoler en embas, Sc elles laiíïènt leurs œufs fur les corpsoù elles se trouvent. Celles qui ne sont pas éblouies patune trop grande lumière, volent à fleur d’eau, 6c s ap-