des Insectes. XII . Mem . 507qui conduit deSaint-Dié à Blois, & aisés pioche de cettederniere ville, j observai en 1 air autour de ma berline, depetites nuées de mouches de la grandeur desqueíles je don-nerai aisés d’idée,en diíànt que je les crus être de ces tipulesqu on voit aisés souvent attroupées en 1 air, mais je ne fus paslong temps fans les connoître pour ce qu’eilesétoient.Desmilliers de ces éphémères s’attacherent en dehors à la glacede devant de la berline, & elles s attachèrent en nombreconsidérablement plus grand fur mes gens. A peine s’é-toient-elles posées & cramponnées quelque part, quelles setiroient de leur dépouille: ce n’étoit pour chaque petitemouche qu’une affaire d’une minute ou deux; aussi enmoins d une demi-heure les habits, 6c íur-tout les chapeauxde mes gens, furent tous blancs: le grand nombre de dé-pouilles qui y étoient resté accrochées, les rendirent tels.Ces petites éphémèresavoient le corps & le corcelet bruns,avec un peu de jaunâtre, & des filets bruns dans les ailes.
Quelques années auparavant, des éphémères d’une au-tre espece, presqu’austì petite que la précédente, parurentà Blois pendant la nuit; je ne les vis pas voler, maislorsque le matin après être remonté dans ma berline,j'en levai les glaces, je les trouvai pleines de dépouillesd'éphémères qui y étoient cramponnées; je trouvai aussiquelques-unes des éphémères mortes dans l’opération, oupeu après. JL/auberge où j'avois couché, est la Galere, quiest située fur le bord de la riviere.
Au reste je ne dois pas oublier de dire que le i , deSeptembre, où je vis avant soleil couché tant de petiteséphémères, & que le 26 Octobre où beaucoup d'autresse rendirent en grand nombre dans ma berline, il avoitfait beau 6c chaud pour la saison : le 26 Octobre la li-queur du thermomètre monta à 15 degrés. II y a lieu decroire que le temps chaud détermine celles de ces dernieres