des Insectes. XIII. Mem. $39
dicore detre préférés à beaucoup d autres, en ce qiulsion t de ceux qui restent volontiers & plus long-temps dansUne même place. Quoiqu’en général les pucerons soientassés sédentaires, il y en a pourtant qui aiment à marcher,Sc les courses, même fort courtes, sont souvent funestesà ceux qui sont renfermés : plus foibles peut-être que ceuxqui jouiífent d un air libre, il leur arrive assés ordinaire-ment de tomber de deífusleur feuille, & ils ont toujourspeine à fe relever de leur chute; s’ils tombent dans seau »ou seulement sur des corps rendus humides par celle quiost employée à conserver la fraîcheur aux feuilles dont ilsse doivent nourrir, ils périssent immanquablement. Cefut donc fur un puceron du pavot que M. Bazin fit íàpremière expérience. Le 29 Juillet il tint fous ses yeux,& fur une feuille de cette plante, une mere à qui il avoitdéja vû faire plusieurs petits , Sc qui en faisoit sortir un deson corps ; dès que celui-ci fut né, dès qu’il ne tint plusau corps de la mere, il l’enleva doucement, Sc le mit furune feuille de pavot qu il avoit examinée avec foin pour«'assurer qu’aucun autre puceron n’y étoit attaché, il plon-gea la queue de cette feuille dans seau qui remplissoit unpoudrier, une partie de la feuille étoit soutenue par seaumême. Enfin il fit entrer le poudrier qui étoit de grandeurmédiocre, dans un plus grand qu’il couvrit d’un papierbien ficellé autour du bord du vase. II ne craignit pointque les vapeurs trop humides nuisissent à son puceron,parce qu’il avoit vu dans les jardins de ces insectes quiavoient soutenu pendant plusieurs jours de forts brouil-lards , fans avoir paru en souffrir. Le sien se trouva bienoù il l’avoit mis, il resta presque toujours dans la mêmeplace, croissant journellement, Sc avec tant de succès, quelorsque M. Bazin alla l’examiner le 7 Août dès le matin,il vit qu’il avoit déja accouché de sept petits pucerons,
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