550 MEMOIRES pour l’Histoiresur plusieurs générations qui se seroient succédées. Aprèsdes tentatives fur des pucerons du rosier, fur des puceronsdu sureau, sur des pucerons du groíèilíer, que divers con-tre-temps rendirent inutiles, M. Bonnet en commençadéplus heureuses fur un puceron du sureau ,^u’il renfermaà sa maniéré ordinaire íe 12 Juillet sur les 3 heuresaprès-midi, c’est-à-dire, dès qu’il fut né.Le 20 du mêmemois à 6 heures du matin, il avoit dé/a fait 3 petits; maisM. Bonnet attendit jufqu’au 22 vers midi, à renfermer& à condamner à vivre seul un puceron de la seconde gé-nération , parce qu’il ne put parvenir plûtôt à être présentà la naissance d’un de ceux dont accoucha cette mere àqui le commerce avoit été interdit avec tout autre puce-ron , depuis qu’elle étoit née. 11 usa toûjours dans la fuitede la même précaution ; il ne condamna à vivre seuls quedes pucerons nés fous ses yeux, & soustraits à leur meredans i’instant où ils venoient de naître. Une troisièmegénération, ou la seonde de celles qu’on fçavoit êtrevenues sens accouplement, commença le premier Août:ce fut ce jour-là qu’accoucha le puceron qui avoit étérenfermé le 22 Juillet. Le 4 du mois d’Août fur les4 heures après-midi, M. Bonnet séquestra du commercedes autres un puceron de la troisième génération. Le 9du même mois à 6 heures du soir, une quatrième géné-ration dûë à ce dernier, avoit déja vû le jour, il avoitdonné naissance à quatre petits. Le même jour versminuit, tout commerce avec ceux de son espece fut in-terdit à un puceron de la quatrième génération, né àcette heure. Ce dernier fut trouvé le 18 du même moisentre six à sept heures du matin avec quatre petits qu’ilavoit mis au jour,ceux-ci étoient de la cinquième géné-ration , ou de la quatrième de celles qu’on fçavoit sûre-ment avoir été produites sens jonction. Le lendemain
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