5Z4 Mémoires pour l’Histoire
eipece de cartilage ou d’écaille d'épaisseur sensible,& quede bons ciseaux ne coupent pas aisément. Ces coquesécailleuses ou cartilagineuses font fortes, solides, & ca-pables de soutenir des chocs qui briseroient celles des œufsdes petits oiseaux.
Ce doit être une grande opération pour une moucheque de faire sortir de son corps un œuf dont le volumesurpasse celui du corps même. Cependant elle pond pourl’ordinaire cet œuf dune grosseur fi démesurée, avecautant de facilité que d’autres mouches en pondent d’unegrosseur plus proportionnée à la leur. C’est une assaired un instant ; au moins au bout d’un instant ai-je vû enentier l’œuf dont je venois de voir paroître le bout en-dehors. du derrière de la mouche. Tout ce que la Naturea voulu qui fût fait par les animaux, leur a été rendufacile. Au-dessous de faillis de la mouche il y a une ou-verture qui est ordinairement couverte par une plaquePï. 48.%. triangulaire & cartilagineuse *. Cette ouverture se dilateí & 16. /. au p Q j nt nécessiire pour que 1 accouchement ne soit pointtrop laborieux. C’est peut-être pour fournir à la dilatationde cette ouverture, pour mettre ses bords hors de risquedétre déchirés malgré la grande dilatation, que la partiepostérieure du corps est plus large que le reste. La mouchequi vient de se délivrer d’un st gros œuf, n'en paroît pasplus fatiguée; elle marche, & vole fur le champ à son or-dinaire. .1 ai vu pourtant des pontes laborieuses, & je n’é-tois pas fâché qu’elles le fussent. Une mouche qui avoitété trop pressée par les doigts qui l’avòient prise, a queí-Fig. i j. c. quefois commencé à faire sortir entre les miens, un œuf*qui n’étoit pas encore à terme ; l’opération alors a étélongue, & j'en ai plus eu le temps d’observer la dilatationexcessive qui se fait par degrés dans l'ou vert ure par laquellel’œuf doit passer : son bout le moins gros , celui qui a une
grande